Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Du bleu

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La pluie continue de pétrir le jardin

Les fleurs noyées comme si elles cachaient un lourd chagrin

La barque amarrée

Près du quai

Prête à se faire chavirer

À la pointe du jour

Dans la petite maison au bord de la rivière

J’attends

Un chant tout-à coup tristement

Silencieux. Le ciel douloureusement

Pleure à chaudes larmes

À croire que des milliers d’âmes

Déchirent les nuages lourdement

Pleins de tristesse

Je suis impatiente de voir surgir le soleil

Je surveille

Le printemps tarde à venir

L’impatience fait ressurgir les souvenirs

Pourtant les oiseaux sont arrivés

Je les entends parfois chahuter

Mon refuge se fait silence

Ma forêt supplie de ses branches

À l’autre bout du ciel une lueur blanche

Je veille

Les mots plongent au creux d’un vague

À l’âme. Les mots-maux divaguent

Le rideau mouvant de la pluie

Comme une peur de rester surpris

Entre les arbres du sous-bois

Les variations de la saison

Brisent, soulèvent, passent en coup de vent

J’entends

 

 Les oiseaux

...

Un chant

...

Un ciel

...

 

Avec de la lumière

Du bleu

...

 

Artiste-peintre Hélène Miaz

 

 

2 mai 2017

 

 

 



02/05/2017
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