Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Sur l'océan de la vie

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Une fillette la bouche remplie de mots

Chante

Son corps sans cesse bouge

Elle danse

Son regard est nostalgique

Elle rêve

La fillette s’invente une histoire sans maux

Ses lèvres bougent

Sans trêve

Elle chante

Dans sa main toute blanche

De l’espoir en musique

Sur l’océan de la vie, une fillette

...

Son visage l’a trahi

Elle se regarde dans le miroir poli

Elle ne se reconnait plus

Qui est cette femme?

La jeunesse s’est retirée lentement

Ses traits s’affaissent

Son souffle se fait plus court

Des zones d’ombre dans le regard

Des cernes bleutés sous les yeux

Les étoiles agonisent peu à peu

Les rêves se font plus rares

Le vent efface les pas

De l’enfance

Le cœur se soulève plus souvent

Il se mouille rapidement

Et il se fait plus frileux

Ce qui recouvre son corps

Ce qui habille son âme devient encore plus sensible

La peau plus délicate comme celle de la rose

À la fin de l’été

Ses pétales flétrissent

Les tiges de ses fleurs durcissent

,,,

 

Elle entend toujours la mer chanter

Elle voit aussi les oiseaux s’envoler

Malgré les vagues fracassées contre les rochers

Son bateau dérive

Les nuages déchirent le bleu de son ciel

Elle se fait vieille

 

Sur l’océan de la vie, un bateau

Avance sur l’eau

Vague après vague

Au loin, des oiseaux s’envolent

Les ailes déployées

 

Artiste peintre Olivier Brisson

 

 

 

 

 

 



22/12/2015
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