Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Sur la portée de la vie

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 La vie

Commence par une larme

Avec ou sans drame

La vie

Se termine aussi

Par une larme

Malgré tout

La terre tournera…encore

Dans quelques jours

Le soleil à son tour

Reviendra…

Le temps

Comme le vent

Poursuit sa quête inépuisable

Les mots apaisent certains cœurs écorchés,

Mais le silence révèle les émois de l’âme…

 

Creuser la terre pour l’un des siens

Fait mal. Il nous faut

Crier notre peine vers le ciel, mais

Cela reste si difficile.

Qui  entend vraiment?

Parfois, au fond de soi

Un tiroir de pleurs reste bien fermé.

 

 

Je porte au creux de moi

Tant de mélancolie

Mais je dépose en toi

Un amour infini

 

Je porte au creux de nous

De merveilleux moments

Je dépose en nous

Une jolie fleur bleue

Pour parfumer la vie

 

Au centre de mon cœur

Des rêves de tendresse

Se donnent rendez-vous

Le ciel est si bleu

Viens danser...

 

Chante le coeur
Résonnance solitaire
Écrin de la vie
Prolongement de mon âme
Une lumière
Soudain, glisse dans mon esprit
Cantique funèbre
Un autre cœur se meurt
Lentement, mais inévitablement

En douceur…

En retrait, un cœur se libère

Le bleu du ciel, en suspens

Se prépare

Pour accueillir une étoile

Dans sa lumière.

Sans bruit

Le soleil se détache

La vie dans un dernier mouvement

Hésite encore un peu

En vain …

 

Lorsque mon cœur reviendra du chemin

Des chagrins

Le laisser se reposer

Puis accepter à mon tour

De partir un jour

Là où rien ne meurt.

Face à face avec moi-même

Me remémorer les instants les plus tendres

Ne pas éteindre la flamme de l’espérance

Pour ne pas brouiller les âmes blanches.

La sérénité

J’aurai besoin avant de m’envoler

Comme le papillon tout léger.

Face à face avec moi-même

M’abandonner à même

La vie comme à la mort

Dans l’immense

Lumière vers l’éternité.

 

La vie…toujours la vie…

 

La rivière de sa voix claire chante dans le sous-bois

Comme si elle dispersait des graines de joie partout où elle passe

Les heures s’échappent heureuses

… La nature se courbe humblement malgré le poids des tempêtes

La vie n’a pas toujours besoin de se faire comprendre

Elle nous prend par la main tout simplement

Des nuages surgissent parfois à l’improviste

Chacun sa part de vie

Parfois, on dirait que le temps parcourt au ralenti l’existence…

Mais le souffle de la brise peut nous inviter à la danse

Renaître chaque jour…

 

Même en pleine noirceur

Même en plein naufrage

Je vois des étoiles

Je vois une lune sans âge

Un ciel en fleurs

Des matins clairs

Des voiles

Filer vers la mer.

Même en plein orage

J’ouvre les volets de mon cœur

Pour y puiser une lueur

Un espoir

Je suis comme la mer

Je m’habille le cœur

De bleu bonheur

De vert clair

Je chante la vie

Le mouvement

Les émois

Comme des vagues

Qui s’échappent du lit

Qui s’élancent dans la nuit

Le vent peut tourner

L’océan peut se calmer

Quand la marée devient trop forte

Trouver une nouvelle porte

Dans un recoin de son cœur

Pour y puiser un peu de douceur

Ce soir, je suis la mer

Avec ma robe pleine de promesses

Le cœur levé vers

Le ciel étoilé…

Je suis en pleine lumière

 

Sur le chemin vers la campagne, la chance dans ce jour parfumé d’été allège mon cœur trop lourd. Mes mains déposent ma boule de chagrin et d’un geste plein d’espoir je chante avec deux oiseaux qui se bécotent tendrement sur la branche d’un arbre. Au loin, le son de la source crache mes derniers pleurs. ... Le soleil  m’ouvre si grand les bras…

 

Seule sur le petit pont qui traverse la rivière

La belle entend une musique si douce à son oreille

Un merle fait secouer ses plumes

Un geai bleu fait la sentinelle

Deux mésanges se font les plumes

Et l’eau chante

De sa voix cristalline

On dirait une mélodie composée pour elle

Fragile

Presque imperceptible

La brise fait valser les feuilles

Le soleil

Comme la belle

Est si heureux

En moi

Les vagues se sont tues

Une brise chaude parcourt mon âme

Au plus fort du silence

En moi

Les nuages se dispersent

Le crépuscule apparaît.

Malgré tout

Mon cœur soupire trop

Il prend l’eau

Je vois

Trop de regards malheureux,

Malgré tout

Au creux de mes mains

Un soleil s’étire radieux

Je sais que demain

Il fera beau,

Mais en attendant le jour

Donnez-moi ce soir

Une nuit rosée

Pleine d‘espoir

Une lune bien ronde

Remplie

De rêves parfumés…

 

Artiste-peintre Helene Miaz  

 

 

 

 



21/07/2014
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