Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Sur le rivage

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Le jour ouvre grand les bras

Le ciel vient d’éclater en sanglots

Seule sur le rivage

Avec le vague à l’âme

Elle regarde passer la vague

Silencieusement, son regard chagriné

Se pose distraitement sur le sable mouillé

Elle n’aperçoit en fait que son visage…

Le silence autour d’elle est là

Mais en elle, hurle son chagrin

Pendant quelques instants

Elle croit entendre sa voix

Ce n’est que l’écho de son cœur

Qui répète son nom

Elle dépose sa langue sur sa bouche

Comme si elle goutait encore par petites touches

La sienne

Des lèvres pleines

Pour des baisers

Passionnés

Quelques éclats de rire auraient tant à dire

Lorsque le ciel est trop gris

Quelques baisers soufflés auraient tant à dire

Lorsque l’océan est trop gris

Quelques roses blanches auraient tant à faire

Pour parfumer le trop-plein de certains silences

Quelques notes de musique auraient tant à chanter

Lorsque le sanglot du violon se prolonge

Un cœur non maquillé

Verse des pleurs

Une fleur

Qui habitait par là

À recueilli chaque larme

Un cœur non habillé

Divague à toute heure

Une bouche

Qui se donne contenance

Esquisse une grimace

Un cœur

Même à contrecœur

Même à contre-courant

Continue de chercher

Le bonheur

 

Artiste-peintre Henri Valachman 

 

 

 



28/10/2014
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