Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Saluer le soleil

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Je viens à peine d’ouvrir la fenêtre pour contempler le matin

Que je dois saluer le soleil

Je viens à peine de sentir le parfum des roses

Qu’il me faut tailler, couper avant les grandes froidures

Je viens à peine d’ouvrir les yeux

Qu’il me faut penser aux adieux

Laisser la place

Faire une provision de lumière

Écouter les branches murmurer

M’enivrer du souffle grisant du vent

 

Les nuits de givre

Entre deux lunes blanches

Mon cœur penche

 

Parfois, il m’arrive d’espérer

Te donner

À jamais

Le meilleur de moi

Conserver

Le plus beau de nous

 

Parfois un mot

Pèse

Sur notre cœur

On tourne ce mot dans tous les sens

Pour mieux faire le vide

Le plein aussi

Et s’endormir plus léger

Parfois, des maux

Cachent

Dans le silence

Des mots

De peur, de honte, de chagrin

Et la main

Tremble, incapable de trouver un sens

À tout ce que l’on n’ose pas dire tout haut

Au fond de soi

Le silence bouge

Au fond de nous

Le silence danse

Sur des reflets rouges

Qui se balancent

Comme de jolies fleurs de soie

Dessinées à l’encre de nos cœurs

 

Comme une journée ensoleillée

Sans aucun nuage gris

Le ciel m’invite à écouter

Le chant des oiseaux

Le vent en retrait

Se fait discret

Par-dessus les roseaux

Des rayons dorés

Tombent des cieux

 

 

Artiste peintre Hélène Miaz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



05/12/2016
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