Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Le rocher

 

 

 

 

 Enraciné dans la terre et dressé devant la maison, le rocher ressemblait à un génie sorti tout droit

 

de la lampe magique d’Aladin. Dans mon imagination, ce rocher souriait et il me transportait avec

 

ses gros bras dans un monde où les pleurs n’existent pas. Mon jeu favori pendant la belle saison

 

consistait à me cacher dans le fond de ses entrailles et à examiner les fourmis dans ses multiples

 

crevasses. Le soleil, le vent, la neige et la pluie avaient pâli la couleur de sa peau et donnaient au

 

rocher, une allure plus douce.

 

Immense et si beau, debout au sommet du rocher, je tentais de m’agripper aux nuages. Bien collée

 

contre sa paroi, je devenais invincible et sans peur. J’avais créé avec ce rocher un monde où tout

 

devenait possible.



13/09/2011
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