Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

En silence

peintre lizzie errance.jpg

 

 

Vieillir en silence

La solitude danse

Nuit toute blanche

Nostalgie intense

Porter l’absence

La mer se déhanche

Trop de souffrance

Déposée sur les branches

Vieillir en silence

La mort de l’insouciance

Mais toujours l’indulgence

Avec de l’espérance

Sur une rose blanche

Un trèfle à quatre branches

Favoriser la chance

Vieillir en silence

Le ciel est immense

Le cœur pense

En permanence

L’existence

Porte l’indécence

De garder dans sa conscience

Un bouquet de pervenches

 

Se raconter n’importe quoi

Sans se parler vraiment

Se chanter n’importe quoi

Sans ce mot si doux

C’est peut-être cela

La vieillesse

Se toucher n’importe comment

Sans se caresse vraiment

Les corps se couchent fatigués

Sans ce mot si doux

C’est peut-être cela

La vieillesse

Assises au pied du lit

Les vieilles habitudes

Couvrir comme on peut

La solitude

Qui nous ferme les yeux

Chaque soir

S’endormir

En chien de fusil

Enfouir

Ses folles envies

Sous l’édredon

La passion au fil du temps

S’est envolée

Sur les ailes du vent

Comme les marins

Naviguer dans le lointain

Sans maux de cœur

Revenir au port

Le cœur encore amarré

Au quai

Se vêtir chaudement le coeur

Dès l’aurore

 

 

Artiste peintre Elizabeth Georgy ( Peintre Lizzie ) Titre de sa toile Errance.

 

 



15/09/2016
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