Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Do, sol, ré, la

 

 

L’espace d’un instant, j’ai fermé les yeux et j’ai laissé le temps se reposer un peu. Les rides de mon cœur se

 

sont assoupies. Puis, j’ai entendu pleurer une note. Un violon égrenait le chapelet de toute une vie. Des

 

sanglots brisaient les flots, un violoncelle accordé en octave murmurait des mots d’amour avec le do, sol,

 

ré, la et le son de la flute comme le gazouillis des oiseaux berçaient mon âme. Silence et soupir, partition de

 

désir se confondait avec ravissement et enchantement. Dans chaque chant triste, je percevais la douleur

 

profonde d’un cœur déchiré d’incurables blessures. Je me suis attardé sur ce temps, sur cette mesure sans

 

compter les temps avant de le laisser partir. Tous les sens en éveil, j’ai aimé avec démesure ces moments

 

d’infinité.

 

FFA 00051195

 

Texte inspiré de l'oeuvre de l'artiste peintre Henri Valachman



10/10/2012
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