Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Carmela

CARMELA

 

 

Minuit vient de sonner et Carmela se couche à même le sol, pour fixer la lueur au-delà des montagnes. Elle aperçoit les étoiles qui illuminent sa clairière.

 

Carmela entre deux mondes, imagine une petite maison de bois située près de la rivière et une source qui se déverse sans bruit. Le soleil est sa seule lumière.

 

Carmela entreprend son voyage et saute d’un nénuphar à l’autre avec  les grenouilles. Dans la soirée, les cerfs, les geais, les  chevreuils… tous seront invités à sa table.

 

Carmela visualise des nymphes qui se lissent les cheveux dans les margelles de la fontaine. Ces magnifiques créatures invitent Carmela à se baigner sous la cascade. Le cœur de Carmela est si pur et si bon. Il n’y a pas de place pour les sorcières ni les démons.

 

Les personnages de son imaginaire se joignent à ceux du réel. Toutefois,  rien ni personne ne peut l’empêcher de se créer un monde plein de promesses et de rêves. En effet, Carmela s’invente de nouveaux personnages et elle interprète avec eux la route vers le  bonheur.

 

 

Pour Carmela, les nains sont de petites personnes vaillantes qui se cachent sous la montagne afin de préserver les trésors de l’humanité. La forêt s’ouvre sur son passage. Même les hiboux baissent les yeux devant cette enfant.

 

Carmela  brode sur les pétales des fleurs pour créer de nouvelles couleurs.  Les roses de Carmela  se nomment Marguerite et ses marguerites  s’appellent Rose. De toutes ses fleurs émanent  un parfum envoûtant et léger à la fois. Puis, les abeilles butinent de fleur en fleur et lui apportent du miel doré tous les matins.

 

Carmela refuse tous les sortilèges qui peuvent obscurcir son ciel. En même temps,  elle ne veut pas nier sa propre existence. Elle tente simplement, de construire un pont de jonquilles entre les pommiers du verger et le raisin de la vigne.

 

Voyager est si simple, se dit-elle : «  Je ferme les yeux et je m’envole ». Les oiseaux me guident à travers la galaxie.  Lorsqu’elle est fatiguée, elle tire le rideau pour voiler le soleil et laisse la lune la bercer en souriant.

 

Carmela ne connaît ni  la peur ni le froid dans sa clairière. Apollon, Éros, Zeus, Hélios et tous les autres Dieux la protègent.

 

Ses oreilles entendent les silences, les soupirs, le pincement d’une corde et même le gazouillis d’un oiseau nouveau-né.

 

Ses doigts et ses mains dessinent, sculptent, tracent  de vrais chefs-d’œuvre et ses pieds esquissent une danse digne des plus grands ballets. Sa bouche vermeille est gourmande. La vie transpire par les pores de sa peau.

 

Carmela est probablement le reflet (fiction)  de mon enfant intérieur. Parfois, l’enfant dort d’un profond sommeil et parfois, il s’agite pour jouir de la  vie. Il serait peut-être sage de le laisser grandir…

 

Toutefois, je viens de le découvrir et il m’apporte soutien, réconfort et fraîcheur.

 

 

 

Carmela est un nom fictif que je choisis. C’est le féminin de Carmel.

 

Étymologie de Carmel : «  Tiré de l’hébreu, carmel, le verger, la vigne. »

 

«  C’est le nom d’une montagne en Israël. »

 

 

 

 



29/03/2011
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