Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

Conscience ( artiste peintre Muriel Laporte )

muriel laporte.jpg

 

Dans la grande voix du temps

Le bleu de ses yeux

La douceur de ses mots

Comme une pluie chaudement

Déposée sur mon cœur bleu

Dans la grande voix du temps

Le chant du ruisseau

Le gazouillis d’un oiseau

Comme une symphonie

Qui se faufile dans ma nuit

Dans la grande voix du temps

Des fleurs sauvages

Un cortège de nuages

Des notes, des silences

Qui bercent mon dedans

Dans la grande voix du temps

Un vieux piano

L’été au bord de l’eau

Les jours de plein soleil

Qui habitent mon sommeil

 

C’est spécial ce besoin d’écrire chaque jour, de discourir souvent sur le temps qui s‘avère parfois cinglant, saccadé … insaisissable comme le vent. Personne n’y échappe et cela me fait peur aussi. Je n’ai aucun contrôle sur ce vent-temps qui passe. Ma mémoire me ramène des souvenirs heureux ou malheureux, mais je suis dans l’impossibilité de retourner dans le passé. Je peux piétiner, mais le temps-vent est toujours en marche. Alors même le moment présent devient rapidement le moment passé.

Je devais avoir ces mots en moi depuis très longtemps. Il m’aura fallu des événements tristes pour que soudainement, je m’installe seule et en silence. Que je me centre sur moi, mes besoins, mes émotions… Puis, j’ai compris que ce silence devenait prioritaire pour prendre rendez-vous avec mon dedans et mes mots-maux, mes mots-larmes, mes mots-joies…

C’est spécial également de découvrir que je ne suis pas seule à vivre dans la solitude intérieure ce qui fait mal, ce qui me rend heureuse, ce qui me touche. Il ne s‘agit pas toujours de moi. J’aime regarder autour de moi, tenter de déchiffrer les autres, défroisser les rides du cœur. Je suis comme l’eau de ma rivière :  changeante, claire ou sombre. Je tente de me débarrasser de ce qui trouble… J’aime tant contempler les reflets de la lumière jouer sur l’eau.

Parfois, je me sens comme une belle journée d’été… puis, le ciel se déchire. Mon âme est sensible aux coups de vent, aux tremblements, aux éclairs malgré un ciel immense et inépuisable, je crois.

 

Le temps-vent m’accompagne.

 

Muriel Laporte artiste-peintre ( Conscience)



26/05/2017
10 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 266 autres membres