Ni beaux ni laids

Ni beaux ni laids

1973

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1973

 

 

J’ai trouvé aujourd’hui ou plutôt retrouvé de vieux textes de 1973 avec de vieilles photos dans un carton qui était resté dans le sous-sol de notre maison familiale. Je n’arrive pas encore à comprendre pourquoi ces textes et les photos étaient là… Alors je vous partage mes émois de l’époque.

 

Penché au-dessus de la colline, un gigantesque squelette se dessine dans l’ombre de la nuit.

Du bout des doigts, un homme caresse tout doucement son enfance et au-delà des cimes, il entrevoit sa vieillesse.

La souffrance et la misère ont meurtri sa chair. L’homme dans son incompréhension a ridé et torturé son corps. La méchanceté a blessé son cœur.

Au loin, une étoile clignote. Une ombre passe sur son visage.

 

 

Je laisse glisser sur ses pétales de velours, des perles de rosée. Discrètement, j’écarte les épines qui étouffent et blessent ce cœur de lune.

Plus loin, j’entends le murmure du ruisseau. Je m’approche et assise sur une croix de pierre, je chante la plainte de l’homme en écho avec les sons de la nature. Comme un long gémissement

… de l’oiseau et de la femme.

Les nuages recouvrent le ciel et la nuit tombe. Le soleil se courbe. Sensibilité de l’âme.  

 

VIVRE

 

Bourgeons en fleurs, soleil radieux, le printemps de l’enfance annonce déjà un désir puissant, intense… une bouche assoiffée de tendresse.

Mais l’étoile dans mes yeux se glace et mon sourire fige. La douceur de l’été ne s’étire pas.

Puis, l’automne survient. Mon âme se vide de plus en plus de ses rêves.

À l’hiver, je vous écrirai « Hier encore » et «  Demain peut-être ».        

 

Pourquoi

Une mère doucement berce son enfant endormi avant de le déposer dans son berceau. Bijou si précieux.

Des minuscules perles glissent sur le visage de l’enfant.

Pourquoi cet enfant issu d’une longue nuit d’amour serait-il condamné à vivre dans l’obscurité …

 

Mars 1973

 

À lire ces mots rédigés il y a fort longtemps, je scrute mes émois de l’époque et j’y découvre beaucoup de mélancolie…

 

Mon cœur ne devait pas être assez grand pour voir et surtout, accueillir toutes les merveilles de la nature  IL était bleu comme la nuit

 

Artiste peintre Élisabeth Georgy ou Peintre Lizzy

 

 



26/01/2017
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